Bertrand Allamel

Conférences

42e Congrès National du Cercle algérianiste

26 et 27 octobre 2019, Perpignan

Participation à la table ronde "Transmission mémorielle des français d'Algérie : y a-t-il une fracture entre les générations ?

"La transmission de l'héritage pied-noir"

Conférence donnée sur invitation des Cercles Algérianistes à Mont-de-Marsan, Condom, Pau, Montauban, Perpignan, Carcassonne, Toulouse, Nîmes, Montpellier

Les enfants de pieds-noirs ont souvent subi, par ricochet, le traumatisme vécu par leurs parents. La transmission de l’héritage doit d’abord être une manière de résoudre certaines de leurs interrogations, incompréhensions, voire même peut-être certains de leurs malaises identitaires : l’histoire familiale ne doit plus être un poids, mais devenir une force. Ne serait-il pas temps, en effet, de « résoudre » ce traumatisme ? Et la meilleure manière de le faire, et d’honorer la mémoire de nos parents, et de nos ascendants, ne serait-elle pas de continuer à transmettre ce que nous pouvons à nos propres enfants ? Il y a probablement, par ailleurs, un désir inconscient de nos aînés de voir se transmettre une vérité, une vision de l’histoire, et d’accéder peut-être à cette fameuse réhabilitation. Comme celle-ci n’interviendra sûrement jamais de manière officielle, c’est à nouveau par la transmission de la culture pied-noire et par la perpétuation de la mémoire familiale qu’elle pourra s’imposer aux générations futures. N’y a-t-il pas plus bel hommage à faire à la communauté pied-noire ?

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Colloque "55 ans après l'exil... que font les enfants de leur héritage pied-noir ?"

Organisé par le Centre de Documentation Historique sur l'Algérie (CDHA), le 18 Novembre 2017

Participation à la table ronde "Prolonger l'héritage par la production de connaissance"

Lien vers le blog du colloque (vidéos des interventions disponibles)

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"Le sport automobile au féminin"

Animation de la table ronde organisée par le Musée du Circuit du Comminges, à l'occasion de la journée de la femme, 8 mars 2018

Invitées : Marie-Hélène Bottiau, arrivée 7e au Rallye des Gazelles 2017 et Géraldine Gaudy, responsable éditorial des sites du groupe Autoplus, et pilote en coupe Caterham

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"L'Etat doit-il subventionner les arts ?"

Conférence donnée sur invitation du Cercle Frédéric Bastiat, à Saint-Paul-les-Dax, 23 mars 2018

C’est par cette question que débute le chapitre IV du dernier ouvrage écrit par Frédéric Bastiat peu avant sa mort : Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. «Il y a certes beaucoup à dire Pour et Contre », poursuivait immédiatement Bastiat, avant de dérouler son raisonnement avec sa logique implacable et son style inimitable. 160 ans après, il semble que la question ne se pose plus en France, et que le problème soit définitivement tranché : l’Etat doit subventionner la culture. Même s’il est en déficit, même si d’autres secteurs qui relèvent pourtant de ses fonctions régaliennes manquent cruellement de moyens.

Depuis la création d’un ministère de la culture en 1959, puis sa sacralisation durant les années Lang, le milieu culturel n’a eu de cesse d’inventer des justifications à cet interventionnisme excessif, qui se décline d’ailleurs dans tout le millefeuille administratif, quoique les budgets soient de plus en plus serrés. L’argumentaire, devenu rengaine, finirait presque par convaincre les plus réticents à l’idée d’un financement public de la culture : de grands et nobles principes humanistes sont en effet à la base de la doctrine de l’interventionnisme culturel. Bastiat le reconnaît lui-même : « les arts élargissent, élèvent et poétisent l’âme d’une nation ». D’autres considérations plus égalitaristes apportent de l’eau au moulin des défenseurs d’une culture étatisée. Pourtant, comme dirait Bastiat, il n’est pas « certain que les subventions favorisent les progrès de l’art ». Il n’est qu’à voir les productions qui sont proposées, et la composition sociologique du public qui fréquente les institutions culturelles pour se convaincre que le financement public de la culture ne va pas de soi.

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"La femme dans le monde"

Conférence donnée sur invitation du club Inner Wheels de Lannemezan (65), 20 juin 2015

20 ans après la conférence mondiale sur les femmes (Pékin 1995), les statistiques démontrent la persistance des inégalités homme / femme à travers le monde.

Portant sur l'analyse de 5 chiffres-clés imagés et faciles à retenir, issus des données fournies par l'ONU, la conférence révèle l'ampleur des inégalités et permet de dresser le bilan de la situation mondiale des femmes. Si quelques évolutions sont notables, particulièrement dans les "pays du Nord", des écarts impressionnants entre les deux sexes demeurent partout dans le monde, notamment sur les questions d'accès à l'éducation, du partage du travail domestique, et de la participation aux décisions (dans un cadre public ou privé).

L'étude des chiffres fait également ressortir  l'existence de deux modèles, bien connus : pays développés vs pays "en développement", ou encore "pays du Nord" vs "pays du Sud". Une distinction qui se confond avec celle de "monde moderne" vs "sociétés traditionnelles" (voire même Orient et Occident, comme dirait R. Guénon).

La situation des femmes apparaît certes bien meilleure en Occident, quoiqu'il faille se méfier d'une analyse ethnocentrique, on peut cependant regretter qu'aucun des deux modèles ne parvienne à considérer homme et femme comme deux polarités, et à les mettre à égalité tout en respectant leurs différences.

Dans les pays du Sud, la différenciation sexuelle reste bien marquée, au mépris de l'égalité.

Dans les pays du Nord, la tendance à l'égalité s'accompagne d'une tendance à l'indifférenciation sexuelle. On peut ainsi regretter que les femmes s'émancipent pour ressembler aux hommes et non pour s'affirmer dans leur plénitude féminine.

 

"La femme n'est pas égale à l'homme, et tant mieux"

Conférence donnée sur invitation du club Inner Wheels de Lannemezan (65), 8 mars 2015

La différenciation homme-femme repose sur une cosmologie universelle sexualisée qui structure nos schémas mentaux.

L'étude de cette cosmologie et de ses représentations symboliques permet de comprendre la tendance masculine à vouloir dominer  les femmes, ainsi que les différences d'appréhension  des deux sexes.

On en retire une conception polarisée et complémentaire des principes masculin et féminin qui doit nous inciter à accentuer les différences, plutôt qu'à vouloir les gommer, et à réhabiliter cette symétrie pour réévaluer positivement le principe féminin.

L'homme et la femme ne sont pas équivalents : ils ne peuvent se substituer l'un à l'autre. La seule égalité possible est une égalité en droits.

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